Le maire de Saint-Eustache, M. Pierre Charron, vous entretient de différents enjeux afin de démystifier plusieurs sujets et aspects de la vie municipale. 

  • Rubrique numéro 1 : le point sur la dette municipale

    Je juge important de vous entretenir de la dette municipale, au sujet de laquelle circulent plusieurs informations, lesquelles, malheureusement, sont la plupart du temps, soit incomplètes, soit inexactes. Dans la démonstration qui vous est faite aujourd’hui, les données affichées sont les toutes dernières compilées de façon officielle dans le Rapport financier 2015.

    Dette à long terme consolidée, dette riveraine, dette des organismes contrôlés, dette gouvernementale, dette appliquée par taxation à l’ensemble des citoyens ou par secteurs, chaque terme employé vous est expliqué, pour faciliter la compréhension de ce sujet complexe.

    Voici donc portrait exact de la dette municipale, selon les données officielles validées par les vérificateurs externes et transmises au ministère des Affaires municipales au 31 décembre 2015.

    Dette versus investissements

    Dette ou investissement ?

    Savoir utiliser la dette à long terme comme effet de levier permet d’investir dans le renouvellement nécessaire des infrastructures, lesquelles constituent des actifs pour la collectivité, tout comme l’est, par exemple, l’hypothèque d’une propriété pour une famille. 

    Des infrastructures routières et souterraines en bon état contribuent au développement économique, à la compétitivité et à la productivité, en plus d’assurer la protection de l’environnement. Des infrastructures sportives et culturelles de haut niveau, adaptées aux besoins des individus et des familles,  ajoutent quant à elles à la qualité de vie des citoyens et au pouvoir d’attraction et de rétention de Saint-Eustache.

    Comparons simplement la variation de la dette, entre 2010 et 2015, avec la valeur des investissements dans les infrastructures pour cette même période et la valeur nette des actifs.

     31 DÉCEMBRE 201031 DÉCEMBRE 2015
    ENDETTEMENT TOTAL NET104 463 918 $110 959 690 $

    Pour la même période, notons que les investissements se sont élevés à 108 309 051 $, tandis que la valeur nette de nos actifs, s’établissait au 31 décembre 2015 à 254 158 170 $, soit plus du double en valeur.

    C’est ce qu’on appelle l’effet de levier.

    J’espère que cette courte présentation aura su vous éclairer sur l’état réel de la dette municipale de Saint-Eustache. N’hésitez pas à communiquer avec moi pour toute précision que vous souhaiteriez obtenir en rapport avec cette question.  Il me fera plaisir de vous répondre.

    Cordialement vôtre,

    Pierre Charron

    Maire

    Courriel : maireinfo@ville.saint-eustache.qc.ca

  • Rubrique numéro 2 : plantation d’arbres et de fleurs

    Une question m’a été soumise récemment dans le but de savoir si la Ville a pour politique de planter des arbres dans les nouveaux projets domiciliaires, et si cette plantation  constitue une forme de subvention à des promoteurs.  Voici ce qu’il en est.

    Tout d’abord, permettez-moi de vous dire que Saint-Eustache est fière d’être l’une des toutes premières villes québécoises à s’être doté d’une politique foresterie urbaine.  L’avant-gardisme de notre politique est tel qu’il a valu à la Ville de Saint-Eustache de se mériter le Prix d’excellence de l’administration publique du Québec, en 2004. 

    Depuis l’implantation de notre politique de foresterie urbaine, nous avons planté tout près de 5 000 arbres sur le territoire. Dans nos parcs, sur nos emprises de rues, dans nos nouveaux quartiers, sur nos artères commerciales, partout où la Ville se doit d’être verdie.

    La  Ville plante des arbres sur les emprises qui lui appartiennent, et non pas sur les terrains privés.  Comme partout ailleurs sur le territoire, la Ville est propriétaire des emprises en bordures de rues devant les nouveaux projets domiciliaires.

    Planter des arbres sur nos emprises en bordure de rue ne constitue en rien une forme de subvention, à quelque entreprise que ce soit.  Ainsi, avons planté des arbres sur nos emprises, tout au long de la 25e Avenue, où de nombreux commerces ont pignon sur rue. Il serait absurde de prétendre que la Ville a subventionné ces commerces. Le chemin de Grande-Côté est un autre exemple d’artère embellie et revitalisée, où des arbres et des fleurs ont été plantés, non seulement devant les nouveaux projets résidentiels, mais sur toute la longueur du chemin, entre le boulevard Arthur-Sauvé et les limites de Boisbriand.

    À notre avis, les seuls bénéficiaires de cette mesure environnementale, ce sont les citoyens, qui profitent de la présence des arbres et de la beauté des aménagements paysagers.

    Je tiens par ailleurs à préciser que la Ville n’est pas la seule à agir pour embellir la Ville et assainir l’air ambiant.   En vertu de sa politique de foresterie, la Ville exige en effet des industriels, des entrepreneurs et des commerçants qu’ils fassent aussi leur part, dans les projets de construction ou de rénovations majeures.  Tous, en demandant un permis, doivent présenter un plan d’aménagement à réaliser en façade obligation à laquelle s’ajoute celle d’aménager, lorsque la situation le commande,  une zone tampon, pour assurer une cohabitation harmonieuse avec le voisinage.  Dans tous les cas, ils sont tenus de déposer une somme substantielle en garantie, qui leur est remise une fois les travaux réalisés.

    Notons enfin que les promoteurs immobiliers ont pour obligation de consacrer minimalement 10 % de la superficie du projet en parcs et en espaces verts, ou de verser à la Ville une compensation monétaire  équivalente.